Projet Monet Cathédrale

Publié le par DC

 

photo montage Jacques Tanguy

Imposons

le débat citoyen !

Le Projet Monet Cathédrale suscite bien des réactions, cela est normal s’agissant d’un édifice jouxtant la cathédrale de Rouen et au cœur de la ville touristique. Nul ne conteste la nécessité de remplacer le bâtiment actuel dont l’architecture manquant d'ambition était plus que controversée. Celui ci est devenu au fil du temps un bâtiment insalubre après sa fermeture pour des raisons de sécurité et l’abandon par ses propriétaires privés.

L’exigence que porte les élus communistes depuis le début est celle d’un véritable débat participatif citoyen autour des grands projets d'aménagements de la ville. Le Maire de Rouen refuse l’échange contradictoire avant décision sur ce projet de construction comme sur bien d'autres et passe outre les avis défavorables multiples qui se sont exprimés, notamment celui de l'Architecte en chef des Monuments historiques.

En vérité le souhait de la municipalité est de faire vite afin d’inaugurer si possible avant les élections et pour ce faire de laisser les mains libres aux promoteurs privés pour l’aménagement de cet espace urbain. Aucune réflexion sur un aménagement mixte incorporant un équipement public ou semi-public n'a été menée et encore moins souhaitée par la ville.

Ce sont donc aujourd’hui pour une large part les exigences des promoteurs qui dictent l’avenir de ce projet financier classique (un espace de congrès, des commerces, des logements de haut standing) L’architecture elle-même est forcément soumise aux critères de rentabilité financière des investisseurs. Après être devenu au fil du temps le refuge des SDF (sans domicile fixe), le Maire fixe à ce lieu la vocation à devenir le refuge des ISF (impôt sur la fortune) . Cela est malheureusement cohérent avec le plan local d’urbanisme, adopté par la majorité municipale et dénoncé par le groupe communiste, qui vise à renforcer la spécialisation du centre ville pour le logement de haut standing.

Nous sommes en désaccord de fond avec les choix financiers et urbains qui conditionnent ce projet. Concernant l’architecture du bâtiment, les élus communistes ne sont pas opposés à un urbanisme contemporain, qui peut tout à fait coexister avec la présence d’un monument historique. " Nous construisons aujourd’hui le passé de demain " disait l’architecte Oscar Niemeyer. Cependant s’agissant d’une construction dans un lieu hautement historique et touristique les exigences architecturales doivent être fortes afin que cet édifice s’intègre harmonieusement dans la place de la cathédrale et que des modifications puissent être intégrées en fonction des demandes exprimées après un véritable débat citoyen.

Agissons ensemble pour faire entendre l’exigence dans ce projet d’un choix architectural et d’un aménagement d’avenir qui respecte et valorise le cœur de ville tout en répondant aux attentes de nos concitoyens dans leur diversité.

 Pour visualiser le projet sur le site de Jacques Tanguy

 

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Publié dans Ville de Rouen

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Y
Palais des Sports ou Espace Monet-Cathédrale : l’échec démocratique me semble patent. En effet ce qui me parait plus qu’étonnant en écoutant ou lisant les commentaires des uns et des autres, c’est que la construction démocratique des projets n\\\'est pas interrogée. Il apparaît évident pour tous que le processus devant conduire aux choix est du ressort exclusif des élus. Un processus, qui, s’appuierait sur des intentions plus ou moins noble, privilégierait tel intérêt voire, occasionnellement, tels arguments au dépends d’autres. Charge alors à ces représentants élus d\\\'expliquer, de faire comme on dit : \\\"de la pédagogie\\\". Mais au delà du fait que ce n\\\'est pas en expliquant que l\\\'on fait oeuvre de pédagogie mais en construisant avec les \\\"apprenants\\\", questionnons ce processus décisionnel. <br /> Il nous paraît à ce point évident et allant de soi parce qu\\\'il est à l’image des pratiques démocratiques classiques qui constituent notre quotidien. Pour autant, à l\\\'aune de ce commentaire sur la pédagogie, ne serait-ce pas ce processus, lui même, qui conduirait inéluctablement à l\\\'incompréhension ? En effet, comment en serait-il autrement du débat a posteriori sur ces projets alors qu’aucune réelle concertation n’a sous tendu les décisions qui, bien sûres doivent relever de nos élus ? Pas de débats, pas d’échanges sur le devenir de nos quartiers sinon dans le cadre de décisions politiques prises en amont. La conséquence en est une absence de construction collective de ces projets, comprises par tous car réalisées dans l’intérêt de tous. Il en ressort donc des projets pour notre Ville et notre Agglomération, une approche sectorielle faisant fi du passé comme souvent d’un avenir ouvert sur les attentes sociales et environnementales. <br /> Aujourd’hui les choix sont faits, et seuls les élus, les ingénieurs et les techniciens ont pu en débattre. Les citoyens, considérés seulement comme des électeurs, seront invités à trancher dans un brouhaha de plus en plus inaudible qu’expriment les commentaires a posteriori. <br />
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