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Agglomération de Rouen

Jeudi 6 avril 2006

Lors de la réunion du Conseil de l’Agglomération de Rouen le 27 mars 2006 à Petit-Quevilly . Théâtre " la Foudre " Boris Lecoeur Maire de Maromme, vice-Président de l'Agglo a fait une déclaration au nom du groupe des Elus Communistes et Républicains. Nous en publions des extraits :

(...)Notre Communauté d’Agglomération va devoir, comme elle l’a fait dans le domaine sportif, préciser sa définition de l’intérêt communautaire en matière culturelle, ce qu’elle n’a pas encore fait à ce jour.

Or l’actualité nous rattrappe : il se trouve qu’au début de cette année, le Cinéma indépendant " le Melville ", confronté à une situation financière difficile, a lancé un appel pour sa survie. Appel relayé par une pétition et la constitution d’une association de spectateurs. ( Le communiqué du Melville )

Notre pays a, au fil de son histoire, construit un rapport riche à la Culture en général et au cinéma en particulier.

Au point de voir se tourner vers lui les regards et les espoirs lorsque la course à la marchandisation de tous les aspects de la vie humaine, la volonté des multinationales de soumettre ce qu’elles dénomment les " biens culturels " aux règles de l’OMC et au principe de concurrence effréné rend impérative la levée des résistances pour la défense de la diversité culturelle. Il n’est que de rappeler la démarche initiée par les Etats Généraux de la Culture à l’instigation de notre ami Jack Ralite voici deux décennies.

Le cinéma, à la fois art, industrie, et produit de diffusion de masse, est au centre de ces menaces et de ces combats.

Notre pays qui l’a vu naître s’est doté en la matière de deux atouts :

Un système envié d’avance sur recettes pour l’aide à la création. Sur lequel il nous faut toujours veiller tant il contrevient aux règles de la concurrence sauvage portées par des forces puissantes.

Un réseau de salles d’art et d’essai assurant la diffusion d’une offre diverse et de haute qualité

Nous pouvons nous honorer d’avoir sur le territoire de l’Agglomération, avec le Melville, un cinéma classé parmi les 12 meilleures salles d’art et d’essai de France.

Si des réalisateurs comme Ozon, les frères Dardenne, Arnaud Desplechins… trouvent dans l’agglo un public curieux et ouvert

Si tout habitant de l’agglo peut constater que la production cinématographique ne se réduit pas à un face à face entre production nationale et superproductions à l’américaine mais qu’il existe un cinéma mongol, kazakh, burkinabé ou georgien

S’il a pu, à l’échelle de l’Europe suivre le renouveau du cinéma anglais, dans sa dimension sociale à la Ken Loach, ou esthétisante à la Greenaway, la carrière du Danois Lars Von Trier et sa récente revisitation de la dialectique du maitre et de l’esclave, ne pas ignorer les recherches du courant " dogma ", connaître cette autre Europe qui nous arrive par les films d’Emir Kusturica ou du roumain Pintille.

S’il peut connaître le monde chinois par le Taïwanais Hou Hsiao Hsien comme par le continental Zhang Yimou

S’il a pu découvrir la différence et la virtuosité de cinéastes iraniens rusant avec la censure bien avant la palme d’or qui récompensa Samira Makhmalbaf,

S’il n’a pas perdu " le goût de la cerise "

C’est à l’existence du Melville qu’il le doit.

La pérennité de sa présence et de son action doivent être assurées. Il y va de la diversité culturelle, il y va de la place donnée à l’intelligence, à l’émotion, à l’épanouissement humain dans notre temps, il y va également Monsieur le Président, de l’image et du rayonnement de notre agglomération pour lesquels nous savons trouver les moyens. (...)

Il n’est pas anodin de le rappeler dans ce lieu de notre réunion de ce soir : A cette histoire, qui poussa Jean Renoir à tourner " la vie est à nous " ou qui mena Jean Dasté sur le carreau des mines pour les plus grands succès du répertoire classique est également redevable la volonté politique qui présida en son temps à la naissance du théâtre Maxime Gorki.

C’est pourquoi, Monsieur le Président, le groupe communiste et républicain demande instamment que soit étudié au plus vite et mis en œuvre ce que peut être la participation de l’Agglomération a la sauvegarde du Melville dont l’intérêt n’est plus à démontrer. "

Par DC
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Samedi 3 juin 2006

POUR UN RASSEMBLEMENT ANTILIBERAL DE GAUCHE ET DES CANDIDATURES COMMUNES

IL Y A URGENCE ! 

 

 

 

Pour que ça change vraiment, l’heure est venue de passer aux actes :

nous proposons la création d’un collectif national d’initiative pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes.En moins d’un an, à plusieurs reprises, la société française s’est insurgée contre le libéralisme, destructeur de vies et d’avenir.Le 29 mai 2005, une majorité a sanctionné les choix libéraux des élites européennes. A l’automne, la jeunesse de nombreux quartiers populaires, confrontée au chômage, à l’exclusion et aux discriminations, a manifesté sa révolte. En mars et avril de c Ette année, c’est par millions que jeunes et salariés se sont soulevés contre la précarité et la destruction du code du travail. Depuis, le refus de la loi sur « l’immigration jetable » s’étend. Ces séismes à répétition et les luttes appellent une réponse politique à la hauteur. Elle ne peut pas être le « réformisme de gauche » accompagnant la mondialisation capitaliste que propose la direction du Parti socialiste. Elle ne peut pas être la réédition de ces alternances sans changement profond qui se terminent immanquablement par des désastres, comme le 21 avril 2002.Notre pays a besoin d’une rupture avec le cadre libéral, et non d’un aménagement de celui-ci. Ce choix, qui doit être traduit en propositions précises, correspond à l’attente de millions de femmes et d’hommes de notre pays. Il a vocation à être majoritaire au sein de la gauche, à y battre les politique d’adaptation et de renoncement, ouvrant ainsi la voie à un changement politique et social profond. Le discours dominant prétend fixer le cadre des prochaines échéances électorales en les réduisant à la rivalité des deux partis institutionnellement dominants. Tout juste s’inquiète-ton de la capacité de l’extrême droite à troubler le jeu et s’interroge- t-on, en marge, sur qui décrochera le prix du meilleur second rôle à gauche du PS au terme d’une dérisoire compétition dans la dispersion. Mais l’Histoire n’est pas écrite. Nous étions ensemble contre les offensives de la droite et du  patronat, refusant de nous incliner devant l’inéluctabilité du modèle libéral que l’on cherche à imposer à tous les pays d’Europe. Dans nos partis, syndicats, associations, dans le cadre des collectifs unitaires du 29 mai ou d’autres initiatives visant àl’unité, nous avons poursuivi notre démarche. Nous affirmons que seule une union de toutes les énergies anti-libérales autour d’un projet commun, seules des candidatures communes antilibérales de gauche aux élections présidentielle et législatives peuvent ouvrir la voie à une authentique alternative : sociale, écologique, anti-discriminations, démocratique. Faute de quoi l’exaspération et la détresse populaires risquent de se traduire en abstention et de profiter à la droite extrême ou à l’extrême droite.Les obstacles à l’unité peuvent être levés si la volonté politique prévaut. Nous nous battons pour gagner. Nous voulons en finir avec le pouvoir de la droite, en finir durablement avec une politique dont le pays fait les frais depuis trop longtemps. C’est pourquoi nous avons l’ambition de changer en profondeur la donne politique, de bouleverser le rapport de forces à gauche. Nous  voulons construire une forte dynamique populaire et citoyenne, oeuvrer ainsi à l’essor des mobilisations sociales, avec l’objectif d’une majorité et d’un gouvernement qui appliquent une politique au service du peuple. Une politique en rupture avec le libéralisme, opérant des choix respectueux du futur de la planète et des humains qui y vivent. Nous le croyons possible. Si nous n’accédons pas au second tour de la présidentielle, nous nous mobiliserons pour battre la droite et l’extrême droite. Mais nous ne participerons pas à un gouvernement qui serait dominé par le social-libéralisme. Des propositions convergentes existent sur nombre de questions essentielles. Elles fournissent déjà un fondement solide à notre rassemblement. Notre campagne commune aux élections présidentielle et législatives devra s’inspirer de celle menée pour le rejet du traité  constitutionnel européen. C’est la même dynamique unitaireque nous devons donner à voir dans les entreprises, les quartiers, les meetings, les médias. Cette campagne devra être portée par les différentes sensibilités engagées dans le processus et ensemble, partout, par les milliers de citoyens qui s’y retrouveront.Un tel cadre collectif permettra d’échapper à la dérive présidentialiste encouragée par les institutions et de désigner celle ou celui qui symbolisera le mieux notre unité à l’élection présidentielle.Le temps est venu de concrétiser. Nous proposons la création d’un collectif national d’initiative permettant de discuter de toutes les questions auxquelles ce rassemblement devra répondre, de lever les derniers obstacles et de concrétiser cette campagne. Nous convions toutes les forces, courants, sensibilités de la gauche anti-libérale, féministe, écologiste, citoyenne à être partie prenante de ce collectif qui ne sera pas un cartel figé et restera ouvert. Nous invitons toutes celles et ceux qui partagent notre objectif à créer partout de tels collectifs d’initiative,unitaires et populaires. Il nous appartient de délivrer ensemble un message d’espoir. Le temps presse. Le défi doit être relevé.

Le 11 mai 2006

 

Premiers signataires nationaux de l’appel :

Etienne Adam, Christophe Aguiton, Tony Andréani (professeur émérite de sciences politiques), Mouloud Aounit, Patrick Appéré, Clémentine Autain (féministe, élue de Paris), Francine Bavay (élue régionale, les Verts), Tarek Ben Hiba, Hamida Ben Sadia, Jean-Jacques Boislaroussie, José Bové, Michel Bourgain (maire, les Verts), Patrick Braouezec, Marylène Cahouet, Eric Coquerel, France Coumian, Pierre Cours-Salies, Claude Debons, Monique Dental (militante féministe), Hayat Dhalfa, Bernard Dedeban (syndicaliste), Michel Dupont, Frédéric Dutoit, Alain Faradji (membre du bureau politique de le LCR), Jacqueline Fraysse, Bertrand Geay, David Gipoulou (membre de « Pour la République Sociale » : PRS), Charlotte Girard (membre du bureau national de PRS), Bernard Guibert (membre des Verts), Jean-Paul Hebert (économiste, EHESS), Michel Husson (économiste), Raoul Marc Jennar, Jacques Lerichome (syndicaliste), Bernard Loche, Céline Malaisé (membre du bureau politique de la LCR), Roger Martelli, Henri Mermé, Roland Merieux, Benoist Magnat (membre des Verts), Claude Michel (syndicaliste), René Mouriaux  (politologue), Michel Naudy, Michel Onfray (philosophe), Christian Picquet (membre du bureau politique de la LCR), René Revol(vice-président de PRS), Yves Salesse, Patrick Silberstein (médecin, éditeur), François Simon, Francis Sitel (membre du bureaupolitique de la LCR), Jean-Pierre Terrail (sociologue), Philippe Villechalanne (militant d’association de chômeurs), Claire Villiers (élue régionale, Alternative citoyenne), Pierre Zarka, Malika Zédiri.Et :

Les Alternatifs, Collectif pour l’écodéveloppement, Convergence Citoyenne, Gauche républicaine, MARS, Parti communiste français.  

 Pour en savoir plus : www.alternativeunitaire2007.org Contact local : rag76@hotmail.fr

Par DC
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Mercredi 7 juin 2006

    

 

Sans papiers

 en danger,

 

appel à la solidarité !   

 

 Depuis mardi 6 juin 2006, le collectif des sans papiers de Rouen et agglomération occupe l’église Saint-Sever (salle Galilée) à Rouen avec le soutien de l’archevêque, d’élus, d’associations, d’organisations syndicales et politiques.  

Nous sommes des familles, des hommes, des femmes, des enfants ; Nous avons quitté nos pays pour fuir la dictature, la guerre ou la misère…

Nous voulons vivre dans la dignité.   

Nous refusons de survivre dans la clandestinité, la peur au ventre, d’être la proie des marchands de sommeil ou de patrons peu scrupuleux. 

 Depuis de nombreux mois, nous n’obtenons quasiment pas de régularisations dans le cadre des audiences régulières à la préfecture (examen au cas par cas) .Nous avons décidé de durcir notre lutte, déterminés à obtenir la régularisation de tous les sans papiers.   

Notre combat s’inscrit dans le cadre du dixième anniversaire de l’occupation de l’église Saint Ambroise et contre le projet de loi CESEDA qui veut faire des étrangers, réguliers ou irréguliers, une population de seconde zone, privée de droits, précarisée et livrée pieds et poings liés à l’arbitraire du patronat, de l’administration et du pouvoir. 

 Nous appelons toutes celles et tous ceux qui refusent une vision utilitariste et esclavagiste de l’Homme à rejoindre notre mouvement pour :   

-         La régularisation de tous les sans papiers

-         L’arrêt des expulsions

-         La fin des rafles et de la chasse au faciès

-         Le retrait de la circulaire du 21 février 2006, véritable manuel d’interpellation des sans papiers

-         Le retrait du projet de loi CESEDA

-         La fermeture des centres de rétention  

Venez nombreux nous rencontrer et participer à nos actions :

 . Assemblée générale chaque jour à 18H , salle Galilée   

Collectif des sans papiers de Rouen et agglomération et soutiens-

Par DC
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